Parlons d’un jeu : Dominion
Bonjour !
Nouveau mois, nouvel article. Cette fois-ci j’aimerais parler d’un jeu emblématique : Dominion !
Si vous êtes férus de jeux de société, ce titre vous est probablement familier et je pourrais me passer d’une description. Je vais tout de même en faire une 🙂
Dominion est un jeu de deck building, mais pas n’importe lequel. Il est l’inventeur du genre. Son principe est simple : contrairement aux jeux de cartes comme Magic The Gathering, on ne construit pas son paquet de cartes en amont de la partie, mais au cours de celle-ci. On va alors jouer en boucle l’entièreté de ses cartes, par mains de cinq, tout en en acquérant de nouvelles qui viendront enrichir l’ensemble et le faire croître. C’est là l’ADN même du principe de deck building.
À cela s’ajoutent quelques spécificités propres à Dominion, qu’on ne retrouvera pas forcément chez ses héritiers. En voici trois :
Création de moteur et dégradation
Le premier point à noter, c’est que chaque tour est limité dans les actions et les achats qu’on peut faire. Cette contrainte simple est cependant vouée à évoluer au cours de la partie selon les cartes qu’on joue et par l’usage de combinaisons. Il y a dans cela une forme de montée en puissance. Cependant, les cartes qui déterminent la victoire sont aux antipodes de cette progression et viennent contrecarrer le développement du moteur en ajoutant des cartes mortes.
Se pose alors un dilemme : jusqu’à quand se développer ? À partir de quand commencer à courir après les points ? Si j’achète trop tôt, je risque d’avoir des tours à vide où je ne fais rien et les autres me dépasseront sur le long terme. Si j’achète trop tard, hé bien, il n’y aura plus grand chose à acheter.
Grande variété de cartes actions
En début de partie, dix paquets de dix fois la même carte action sont prélevés dans la boîte au hasard et sont mis en jeu. Cet aléatoire ajoute grandement de la rejouabilité, mais pas seulement combinatoire. En effet, selon qu’une carte est ou n’est pas présente durant la partie, de nouvelles stratégies peuvent émerger ou disparaître. À titre d’exemple, dans le jeu de base il y a plusieurs cartes d’attaque mais une seule de défense et son absence impacte donc comment il faudra gérer l’agressivité des autres.
En plus de cela, de nombreuses extensions sont disponibles pour enrichir le jeu. Je ne pourrai cependant pas m’étendre sur le sujet, n’ayant pas eu l’occasion d’en tester.
Des actions et synergies simples
Dernier point, les cartes actions sont particulièrement simples et ne décrivent au maximum que deux actions à faire. On peut voir ainsi chaque carte comme une action atomique et on pourra utiliser plusieurs cartes ensemble pour créer des synergies. Le jeu apporte donc une forme de profondeur sans sacrifier la complexité.
Comme indiqué plus haut, l’aléatoire en début de partie influence les combinaisons qui seront ou ne seront pas accessibles. Le jeu pallie cependant à ne pas avoir un hasard trop punitif en proposant des cartes actions similaires mais tout de même subtilement différentes. Par exemple : une carte permet d’en piocher trois, puis une autre n’en fait piocher que deux mais permet de se défendre. Une troisième, plus chère, combine pioche et agressivité. Ces nuances sont elles aussi assez simples, mais bien équilibrées pour ne pas nuire au jeu !
Conclusion
Pour écrire cet article, j’ai beaucoup joué dernièrement à Dominion, en grande majorité sur l’adaptation en jeu vidéo. Si je vous parle de ça c’est que, joueur de decks buildings plus récents et brutaux tels que Star Realms, j’étais avant un peu dubitatif quant à Dominion qui me semblait avoir un peu mal vieilli. Pourtant, au vu de ses nombreux fans et des presque 13h de jeux passées dessus, je pense maintenant que je me trompais : Dominion n’a pas seulement ouvert la voie à d’autres jeux du même registre. Il offre aussi une expérience riche et variée même près de 18 ans après sa sortie !
Donc mon conseil final sera celui-ci : essayez-le ! L’adaptation en jeu vidéo est gratuite pour le jeu de base et propose déjà de nombreuses heures de jeu sans rien débourser.
Encore une fois, merci d’avoir lu cet article et à une prochaine !