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Parlons d’un jeu : Coin ! Qui Osera ?

J’étais sur le point de préparer mon second article “Parlons d’un jeu” sur un jeu plutôt connu, quand je me suis fait happer, lors du FLIP, par un jeu bien différent. Aussi, après mûre réflexion j’ai décidé de décaler la publication pour en parler. Le jeu en question, vous l’aurez deviné, s’intitule Coin ! Qui Osera ?.

Pour cet article, il ne s’agira pas de regarder le jeu en tant que joueur mais en tant que créateur, afin d’en tirer des points forts et de potentiellement s’en inspirer.

Commençons donc !

Un titre remarquable

La première chose qui m’a frappé, mais aussi motivé à écrire l’article, c’est le titre du jeu. En effet, je trouve ce dernier, de par le choix d’une onomatopée, très marquant. Pour expliquer en quoi il l’est, je vais comparer avec d’autres titres de jeux. Si on regarde certains, le titre reprend souvent un élément central de la thématique (Happy City, Les Chateaux de Bourgogne, Troyes….) ou du gameplay (Dice Forge, Can’t Stop, Strike….). Ces titres ne sont pas particulièrement mauvais, mais on pourrait les classer comme des titres “descriptifs” : ils présentent une partie du jeu.

De son côté, Coin !, s’il présente un aspect du gameplay, ne représente qu’une partie de ce dernier. On pourrait aussi annoncer avec “Toto”, “Fin” ou même “Comptage”. Ce qui, à mon sens, change toute la donne, c’est aussi la synergie entre le titre et le jeu. D’un côté on a une interjection qui intrigue au premier abord. D’un autre on a une expression sur un temps marquant du jeu. Une belle combinaison en somme !

De plus, le sous-titre “Qui osera ?” vient renforcer le titre en invitant à jouer, à tester, et, potentiellement, à se risquer à oser. En cumulant les deux, on n’est donc plus simplement dans une présentation du jeu. On se fait happer directement à la lecture du titre !

Une annexe riche

À l’intérieur de la boîte de jeu, 8 cartes annexes son données. Une première permet à l’aide d’un QR code d’obtenir les règles du jeu dans six langues (autres que le français, qui est disponible dans le livret). Les sept autres cartes sont annotées “aide de jeu” et servent effectivement de rappel. On y trouve trois cartes aidant sur des points de règles ainsi qu’une carte mentionnant le site du jeu et les différents réseaux sociaux. Enfin, les trois dernières cartes présentent d’autres QR codes pour accéder à différentes pages du site : une règle vidéo, une FAQ et, cerise sur le gâteau, une application de comptage de points !

Et c’est sur ce dernier élément que j’aimerais m’attarder. Le jeu n’existe pas uniquement dans sa boite. Il a également été développé tout un écosystème, en dehors du jeu physique : avec le site du jeu, des tutoriels vidéo et une application. Il s’agit bien sûr d’un investissement, mais je pense sincèrement que le jeu en vaut la chandelle et je dis “chapeau !” pour tout cela.

Un jeu accessible

Pour rester sur les “petits détails qui changent tout”, les cartes du jeu sont particulièrement bien conçues.

En premier lieu, les symboles de cartes sont au centre en grande taille, mais aussi dans les quatre coins en plus petit. C’est une amélioration comparativement à ce qui peut se retrouver sur des anciennes photos où seulement deux coins opposés étaient concernés. Ainsi, la lecture des cartes dans une main n’est plus dépendante de la manière dont on les déplie (droite ou gauche). C’est un détail simple qui, je pense, a rendu certains jeux impraticables du fait de ce manquement. C’est pourquoi j’insiste particulièrement là-dessus !

En second point, les cartes regorgent de petits détails pour en faciliter la lecture : chaque couleur a un symbole associé à la fois présent sur le cadre et plus discrètement sur le fond. Les cartes les plus coûteuses sont dotées de petits “scintillements” et leur symbole prend plus de profondeur. Ces éléments rendent le jeu plus agréable mais aussi plus accessible pour les personnes souffrant d’un handicap visuel, comme le daltonisme. Petit hic, sur certaines cartes le contraste est moindre et les informations sont légèrement moins visibles. Il ne s’agit cependant que de 2-3 cartes sur l’ensemble du jeu.

Conclusion

Pour conclure, je dirais que Coin ! Qui Osera ? est un très bon exemple de jeu où il n’y a pas besoin de complexité ou de quantité pour travailler sur la qualité. Et pour cela je salut le travail éditorial qui a été effectué sur le jeu !

Vous voulez en savoir plus ? Visitez le site coinquiosera.fr et découvrez le jeu et le contenu produit autour. Le site est d’ailleurs très propre !

Merci d’avoir lu l’article et à une prochaine pour un nouvel article !